Si vous êtes hospitalisé à l’improviste ou avez un accident à l’extérieur, il se peut que personne ne sache qu’un animal vous attend à la maison. Pour éviter cela, quatre choses suffisent : une personne de confiance ayant accès à votre domicile, une personne de remplacement, une information qui vous accompagne et des consignes pour les premières 24 heures. Tout se prépare en un après-midi, avec une conversation et quelques objets.
Qui choisir comme personne de confiance
Pensez à une personne précise et vérifiez les points suivants :
- Elle habite ou travaille suffisamment près pour arriver dans un délai raisonnable : un collègue à dix minutes est plus utile qu’une amie très proche qui habite à une heure de route.
- Elle est joignable le soir et le week-end aussi. Une personne qui ne répond que pendant les heures de bureau risque de ne pas être disponible au moment où vous en avez besoin.
- L’animal la connaît et se laisse approcher. Un chien méfiant ne se laissera pas mettre en laisse par une personne qu’il n’a jamais vue.
- Elle sait s’occuper de cette espèce et de cette taille d’animal. Un grand chien qui tire en laisse demande de la force et de l’expérience ; un chat qui se cache sous le lit demande de la patience.
- Elle n’a pas de contraintes qui l’en empêchent, comme une allergie aux poils de chat ou des horaires incompatibles avec les sorties du chien.
Désignez également une personne de remplacement : quelqu’un d’autre, qui ne sera pas confronté aux mêmes imprévus que vous. Par exemple, évitez de choisir votre partenaire si vous voyagez ensemble : si l’imprévu vous touche tous les deux, aucun de vous ne pourra s’occuper de l’animal.
Ce qu’il faut convenir lors d’une seule conversation
Demandez clairement et laissez la possibilité de refuser : il est plus facile d’accepter une tâche précise et limitée qu’un engagement vague. Puis mettez-vous d’accord sur cinq points :
- Les clés. Un double remis à la personne (et, si possible, à la personne de remplacement) ou gardé dans un endroit convenu, jamais caché à l’extérieur de la porte.
- Le signal. Ce qui déclenche l’intervention même si vous ne pouvez pas l’appeler. Si vous vivez seul, il peut s’agir d’un message quotidien convenu : si vous ne l’envoyez pas, la personne vous appelle et, sans réponse de votre part, passe chez vous. Vous décidez ensemble des horaires et du délai d’attente.
- La durée. Le nombre de jours pendant lesquels elle peut s’en occuper et la personne qui prendra le relais ensuite.
- Les frais. Comment elle avance les frais de nourriture et de litière et se les fait rembourser, ainsi que le montant qu’elle peut dépenser chez le vétérinaire sans vous consulter.
- Les personnes à prévenir. Par exemple, les membres de votre famille et votre vétérinaire.
Enfin, faites un essai : une visite pendant laquelle elle entre seule, trouve la nourriture, la caisse de transport et la laisse, puis prépare un repas. Vous verrez ce qui manque avant d’en avoir besoin.
Comment signaler qu’un animal est seul à la maison
Le plan ne fonctionne que si quelqu’un sait qu’il faut le déclencher. Trois outils : deux vous accompagnent, un reste à la maison.
Une carte dans votre portefeuille, près de vos papiers. Par exemple :
N’indiquez pas votre adresse complète en précisant que la maison est vide : si vous perdez votre portefeuille, ces informations seraient accessibles à la personne qui le trouve. La personne qui a les clés connaît déjà l’adresse.
Le téléphone. S’il comporte une rubrique consacrée aux contacts ou aux informations d’urgence, ajoutez la même indication.
Une feuille à l’intérieur de la maison, près de la porte, destinée aux personnes qui entrent : les noms et les numéros à appeler.
La carte est utile, mais rien ne garantit que quelqu’un la lira : le signal convenu est donc tout aussi important.
Les premières 24 heures : que fait la personne qui intervient ?
Voici une séquence simple pour la personne qui entre chez vous :
- Elle entre et vérifie que l’animal va bien.
- Elle lui donne de l’eau fraîche et un repas, selon les consignes.
- Elle sort le chien ou nettoie la litière.
- S’il y a des médicaments, elle les donne uniquement selon les indications écrites du vétérinaire, sans improviser.
- Si elle remarque des signes de malaise, elle contacte le vétérinaire.
- Elle prévient la personne de remplacement et vous contacte dès que possible.
Tout se passe mieux si la personne trouve, à son arrivée, les habitudes de l’animal et les contacts utiles déjà consignés par écrit.
Pour que la personne de confiance connaisse les traitements et les allergies sans avoir à chercher des documents, vous pouvez l’ajouter comme collaboratrice de l’animal dans l’application PawsPet. Depuis la fiche de l’animal, touchez ⋮ » «Collaborateurs» » «Ajouter un collaborateur» et accordez uniquement l’autorisation «Voir» sous «Santé». Trois choses à savoir : la personne doit déjà avoir un compte PawsPet ; les documents et le passeport ne sont pas visibles par les collaborateurs, prévoyez donc une copie séparée ; l’accès reste actif jusqu’à ce que vous le supprimiez. Si la personne n’a pas de compte, une autre solution est le lien en lecture seule (⋮ » «Partage»), qui affiche aussi les traitements et les allergies : toute personne qui possède ce lien peut toutefois également voir la puce électronique et la position, si elles sont renseignées.
Gardez le plan à jour
Revoyez tout lorsque vous changez de numéro de téléphone, de domicile ou de traitement, ou lorsqu’un nouvel animal arrive. De temps en temps, confirmez auprès de la personne de confiance qu’elle est toujours disponible. Si vous changez de personne, récupérez les clés et, si vous l’aviez ajoutée dans PawsPet, retirez-la des collaborateurs.
Pour commencer dès aujourd’hui :
- Choisissez la personne de confiance et la personne de remplacement, puis demandez-leur si elles sont disponibles.
- Remettez les clés.
- Écrivez la carte.
- Fixez la visite d’essai.
Et si vous n’avez personne à proximité ?
Proposez à un voisin un accord réciproque : chacun garde les clés de l’autre et connaît les habitudes de son animal. Autre possibilité : convenez par écrit avec un professionnel, par exemple un pet-sitter, qu’il soit joignable, et vérifiez au préalable qu’il répond aussi le soir et le week-end : cela dépend des services proposés dans votre région.



