Il arrive qu’un symptôme soit visible à la maison et disparaisse au cabinet, et le raconter de mémoire ne suffit pas. Une courte vidéo, filmée dès le début de l’épisode, avec l’animal entier dans le cadre et la date et l’heure notées, montre au vétérinaire ce qu’il ne peut pas voir en consultation. La vidéo ne remplace pas la consultation et ne doit pas être filmée si l’animal a besoin d’une aide immédiate. Voici comment filmer et photographier en toute sécurité, selon les situations, pour arriver avec quelques fichiers bien choisis.
La sécurité d’abord
Si l’animal a du mal à respirer, ne tient pas debout, perd connaissance ou a des mouvements qu’il ne contrôle pas, la priorité est d’appeler le vétérinaire ou le service vétérinaire de garde. Filmez uniquement si une autre personne peut le faire sans retarder l’aide. En cas de doute, appelez avant de filmer.
Dans tous les cas :
- N’approchez pas vos mains du museau d’un animal qui ne contrôle pas ses mouvements.
- Ne provoquez pas volontairement le symptôme, par exemple en faisant courir le chien pour voir s’il tousse ou boite.
Vidéo : les règles qui s’appliquent toujours
- Tenez le téléphone à l’horizontale, à deux mains.
- Cadrez d’abord l’animal en entier, puis le détail : approchez-vous calmement plutôt que d’utiliser le zoom.
- Utilisez la lumière naturelle, sans filtre ni musique.
- Enregistrez avec le son, dans un environnement calme : éteignez la télévision et la radio.
- Commencez dès le début de l’épisode et continuez jusqu’à ce que l’animal retrouve son état habituel ; s’il dure longtemps, filmez plusieurs courtes séquences.
- Indiquez la date et l’heure au début de la vidéo, ou notez-les tout de suite.
Si l’épisode se termine avant que vous ayez le temps de le filmer, écrivez immédiatement ce que vous avez observé et filmez l’éventuelle phase suivante, sans essayer de provoquer une nouvelle fois le symptôme.
Que filmer, selon la situation
Démarche et boiterie
Choisissez une surface plane et non glissante. Filmez quelques mètres au pas, sans le faire courir, dans trois directions : vers vous, en s’éloignant de vous et de profil. Demandez à une autre personne de tenir la laisse, sans la tendre, afin que vous ayez les deux mains libres pour le téléphone. Si vous remarquez surtout le problème après le repos, filmez aussi les premiers pas dès qu’il se lève. Avec un chat ou un petit animal, une pièce dégagée où il peut se déplacer seul suffit à la place de la laisse ; ne le poursuivez pas.
Toux, éternuements et bruits
Le son est important ici. Approchez le téléphone sans toucher l’animal et cadrez le museau et le thorax, afin que l’on voie les mouvements tout en entendant le bruit. Notez ce qui s’est passé dans les minutes précédentes.
Respiration au repos
Filmez la respiration uniquement si le vétérinaire vous a demandé de la surveiller. Dans ce cas, filmez le flanc pendant que l’animal dort, en suivant les indications qu’il vous a données et sans le réveiller. Si sa respiration vous semble difficile, ne filmez pas : appelez immédiatement le vétérinaire.
Épisodes soudains ou comportements inhabituels
Élargissez le cadre : filmez aussi l’environnement et ce qui se passe juste après l’épisode. Le temps qu’il faut à l’animal pour retrouver son état normal est une information utile à communiquer ; ne mettez donc pas fin à la vidéo trop tôt. Si l’animal ne contrôle pas ses mouvements, appelez d’abord le vétérinaire ; une autre personne ne peut filmer que si cela est possible.
Photos de la peau, des yeux, des oreilles et des zones visibles
Prenez deux photos : une vue d’ensemble, qui montre où se trouve la marque sur le corps, et un gros plan. Pour bien les prendre :
- Utilisez la lumière naturelle près d’une fenêtre, sans flash.
- Si possible, placez une règle ou une pièce à côté de la zone pour donner une idée de sa taille, sans la poser sur une partie irritée.
- Pour suivre les changements, reprenez chaque jour la photo dans la même position, à la même distance et avec la même lumière.
- Ne nettoyez pas et ne traitez pas la zone avant de la photographier, sauf indication contraire du vétérinaire.
Si l’animal s’agite ou semble gêné, arrêtez-vous : inutile d’insister.
Archiver les photos et les vidéos
Créez un album sur votre téléphone pour chaque animal et associez à chaque fichier la date, l’heure et ce qui s’est passé avant : une simple note, une ligne par fichier, suffit.
Pour conserver les photos avec les données de santé de l’animal, vous pouvez aussi les joindre dans PawsPet. Dans l’application pour smartphone, ouvrez la fiche de l’animal depuis l’onglet « Animaux », accédez à « Santé » et touchez le « + » en bas à droite. Choisissez le type « Autre », donnez un nom descriptif (par exemple Tache sur le flanc) et notez ce qui s’est passé avant. Continuez jusqu’à l’étape « Photos », touchez « Charger une pièce jointe » et sélectionnez les fichiers : les formats PDF, JPG, JPEG, PNG et HEIC sont acceptés. Attendez la fin du chargement, puis touchez « Enregistrer ».
Lors de la consultation, vous les retrouverez en ouvrant l’entrée depuis l’« Historique » de « Santé », dans la section « Photos et pièces jointes », où elles s’ouvrent en aperçu. Les vidéos, qui ne sont pas dans ces formats, restent dans la galerie du téléphone, dans l’album que vous avez créé.
Le jour de la consultation : quoi apporter et comment le montrer
Choisissez les deux ou trois vidéos les plus claires et les photos vraiment utiles : mieux vaut quelques fichiers lisibles qu’une galerie à faire défiler au cabinet. Si elles sont enregistrées uniquement dans le cloud, téléchargez-les sur votre téléphone et vérifiez que sa batterie est chargée. Au moment de prendre rendez-vous, demandez à la clinique si elle préfère les voir sur votre téléphone ou les recevoir autrement. En consultation, montrez d’abord la vidéo la plus représentative ; ne montrez les autres que si le vétérinaire vous le demande.
Préparez dès aujourd’hui l’album de l’animal et les notes associées aux fichiers : si le signe réapparaît, vous serez prêt à le documenter.



